Réduire les déchets marins

Les agents du Parc naturel marin remontent les filets perdus ainsi que les déchets volumineux retrouvés en mer. Ils visent également la mise en place d'une filière de valorisation des engins de pêche usagés.

La perte d’un engin de pêche est essentiellement liée à des conditions climatiques difficiles ou à l’accroche de l’engin sur un obstacle (épaves, roches, récifs, etc.). Peu fréquentes, ces pertes totales ou partielles, représentent cependant un manque à gagner économique ainsi qu’une perte de temps pour le pêcheur. Ces filets peuvent également présenter un danger pour la plongée, l’apnée ou la navigation et ont un impact sur les fonds marins et sur la faune et la flore associées. 

D’autres déchets volumineux peuvent ponctuellement être retrouvés tels que des poubelles, des pneus, des objets métalliques (câbles, fil de fer, pneus, grillage, volet roulant…). 

Depuis 2016, les agents du Parc naturel marin retirent ces engins perdus de la mer (projet RECUPNET).

Remontée d'un filet perdu

Remontée de filet perdu par un agent du Parc naturel marin

Alexandra Gigou / Office français de la biodiversité

Remontée de filet perdu par un agent du Parc naturel marin

Alexandra Gigou / Office français de la biodiversité

Comment font-ils ?

Lorsqu'un filet perdu en mer est signalé au Parc naturel marin, une phase de repérage est nécessaire afin d’évaluer si ce filet doit être enlevé ou non. S’il est ancien et très concrétionné, il est parfois préférable de le laisser sur place afin de limiter l’impact sur la faune et la flore.

Lorsque le filet est retiré, selon sa taille et son état, il est roulé et-ou découpé au fond pour être remonté à l’aide d’un parachute de relevage. Pour les filets plus grands (50 et 100 m), le Parc fait appel à des pêcheurs professionnels pour utiliser leurs moyens de levage.

Bilan des enlèvements depuis 2016

  • 117 engins perdus et macro-déchets répertoriés (certains restent à localiser précisément) 
  • 64 % sont des filets ou morceaux de filets (quelques casiers ou pots à poulpe), entre un et plusieurs dizaines de mètres de long
  • 59 enlèvements réalisés pour une surface totale de 3 150 m² et une longueur de 1 400 m. 
     
Pollution de l'eau et des milieux aquatiques

Macro-déchet (caddie) reposant sur un herbier de posidonies (Posidonia oceanica)

Antonin Guilbert / Office français de la biodiversité

Macro-déchet (caddie) reposant sur un herbier de posidonies (Posidonia oceanica)

Antonin Guilbert / Office français de la biodiversité

Matériel de pêche

Enchevêtrement de filets de pêche

Emmanuelle Rivas

Enchevêtrement de filets de pêche

Emmanuelle Rivas

Vers une filière de valorisation des engins de pêche usagés

Les filets des petits métiers sont composés de matières valorisables, le nylon, le polyéthylène ou le polypropylène. A l’échelle du Parc, il s’avère que les filets usagés sont majoritairement éliminés dans le circuit des ordures ménagères, ce qui peut, ponctuellement poser des problèmes lors du stockage, de la collecte ou du traitement (encombrement des quais, emmêlement dans les centres de tri, etc.).

Bien que le volume exact de filets usagés soit difficile à estimer précisément (nombre de métier et nombre de jours de travail annuel variable selon les pêcheurs), une première estimation a permis d’établir un volume de l’ordre de 50 à 100 m3 de filets potentiellement recyclables tous les ans.

L’objectif du Parc est désormais d’évaluer la faisabilité technico-économique de la mise en place d’une filière de valorisation. 
 

Je m'implique

Tout plongeur peut déclarer au Parc la présence d’un filet perdu ou d’un gros déchet à l’adresse suivante : dechetsmarins.golfedulion@ofb.gouv.fr

La manipulation d’un filet sous l’eau peut être extrêmement dangereuse, cette action doit être réalisée par des plongeurs professionnels.